Comment constituer sa Cave

Pas besoin d’être un expert, le respect de quelques principes suffit. Le vin est d’abord affaire de goût. L’achat d’un vin doit résulter du rapport qualité/prix en regard du plaisir de dégustation espéré. Autre règle : préférez un vin de propriétaire à un vin de négociant. Avec le premier, vous aurez au moins la certitude de l’authenticité. Pour cela, il est un exercice indispensable : la lecture de la capsule R pour récoltant et N pour négociant.. L’idéal est bien sûr l’achat chez le vigneron. Mais pour le citadin, la solution la plus sûre est le caviste. Autre possibilité : les supermarchés, mais nous laisserons à d’autres le soin de les promouvoir.

Quels millésimes ?

La valeur du millésime ne doit pas totalement conditionner votre achat. D’une part, parce que les procédés de vinification permettent aujourd’hui de maintenir un haut niveau de qualité même dans les années quelconques ; d’autre part, parce qu’une récolte cache souvent une grande hétérogénéité. Appliquez le principe reconnu : petits crus les grandes années, grands crus les petites années.

Comment bien encaver ?

Une fois votre vin acheté, il faut le stocker, c’est-à-dire l’encaver en vue d’une consommation qui pourra intervenir dans plusieurs années. Evidemment, votre cave ne date pas du XVIe siècle, elle n’est pas voûtée, profonde, fraîche… Faut-il pour autant désespérer ? Non.

Toute cave peut avantageusement conserver un vin destiné au vieillissement, dès l’instant où elle est, comme nous l’avons vu précédemment, sombre, silencieuse, ventilée, et surtout dépourvue d’odeurs et à l’abri des vibrations. La température n’est pas constante ? Qu’importe, il suffit de veiller à ce que les variations thermiques se fassent en douceur.

Dans votre cave, déposez les bouteilles couchées : les vins blancs prendront place dans les parties basses, les vins rouges seront rangés dans les casiers supérieurs. Il ne vous reste qu’à attendre pour déguster un vin à son apogée.

 L’important dans une cave, c’est vous.

Une cave ressemble à son propriétaire. A ses goûts, bien sûr, mais aussi à son caractère, à sa manière de vivre..

Divisez votre cave en trois zones : le vin quotidien, pour les copains et pour les fêtes. Ayez des grands vins en demi-bouteilles : ils vieillissent deux à trois fois plus vite et donnent à un tête-à-tête une touche magique. Ayez des magnums : ils vieillissent deux fois moins vite et sont en cave la promesse de joies à venir.

Quand faut-il le boire ?

Le plus difficile, c’est de ne pas boire le vin que l’on a rentré. Pas trop tôt du moins . Le vin vit dans sa bouteille. Bébé, adolescent, homme mûr, il décline ensuite puis décrépit et meurt. C’est en haut de la courbe qu’il faut le boire. L’aptitude au vieillissement dépend du millésime, du terroir, et surtout de la classe du vin : les prolo meurent jeunes, les aristos font des vieux superbes !

Alors, quand faut-il déboucher quoi ?
–   Tout de suite les vins quotidiens, les blancs moelleux de Bordeaux, , les vins blancs secs de Bordeaux, les rosés de Bordeaux, les petits Bourgognes blancs, les vins de Loire et les Côtes-du-Rhône courants, et surtout le Champagne : il est embouteillé à son meilleur moment et décline dans votre cave.
–   Entre 3 et 5 ans : les petites appellations de Bordeaux rouge, les Mâcon, Beaujolais, les Alsace courants, les Chinon, Bourgueil, Madiran, Cahors.
–   Entre 6 et 10 ans : les grands Bordeaux, les Bourgogne blancs et rouges de crus, les Châteauneuf-du-Pape, les Hermitage et les Alsace de « vendanges tardives ».
–   Plus de 10 ans : les grands crus de Bourgogne, les grands millésimes des seigneurs bordelais, les côte-rôtie.

Partagez cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *